Entourage, Psychologie...

zoom sur : la gestion des proches

Ceci n’est pas un résumé :) En tapant sur google «cancer et gestion des proches», on tombe sur des sites ou forums qui parlent de «comment aider un proche qui a le cancer» ? … c’est pas vraiment la même chose… Si on partait du point de vue de l’intéressé ?

CAS n°1 / on dit tout, ou pas tout mais à beaucoup de personnes.

Tout dire, de se soulager, de montrer «au monde entier» ce qui nous arrive, nos peurs, etc. L’avantage, c’est que ça fait du bien. L’inconvénient, c’est qu’ensuite on est sous le tas des questions, et qu’on se retrouve à gérer les craintes des autres, et à devoir les rassurer !

CAS n°2 / on dit rien à personne.

Pas fait. Au moins une personne permet de se sentir accompagnée.

CAS n°3 / en parler à quelques personnes.

C’est au final ce qui se passe naturellement, quelque que soit notre choix de départ. Ne pouvant pas répondre en qualité à 10 e-mails/sms par jours selon les jours, on fait un tri. Marre de la copine inquiète qu’on doit rassurer ? On espace -voir supprime, oui- les infos. Elle se vexera un temps, mais si c’est une vraie amie elle passera outre. Agréablement surpris par quelqu’un qui nous envoie des supers messages qui reboostent ? On bichonne nos réponses à celui-là.

En conclusion : s’entourer de personnes qui nous feront du bien. Ne penser qu’à nous. Ne pas culpabiliser si on délaisse un peu telle ou telle personne qui ne nous apporte que du stress. Ceux qui nous donnent l’impression de n’être qu’un malade, qu’on doit être terriblements mals… Imaginez qu’on dise à un lycéen venant de rater son BAC : «oh mon pauvre tu dois être si malheureux. Ta vie va être difficile ces prochains temps, mais je suis sûre que gnagnagna ira miex, blabla…» BAH NON ! Là c’est l’ami ou le parent qui s’exprime. Le lycéen a-t-il explicitement demandé «que penses-tu de mon échec ?» ? Si non, on écoute ses peines, on les accepte, c’est ÇA qui va l’aider. On est content d’être choisi confident (on ne le provoque pas), et on lui dit qu’on l’aime, que c’est un type bien, on lui montre notre amour.

C’est à nous de choisir à qui l’on dit quoi. Oui ce n’est pas facile pour les autres. Mais hé, le cancer est d’abord pour nous, le traitement aussi, alors celui qui a le plus besoin d’écoute, à notre rythme, c’est bien nous, les malades.

Si c’est dur d’être accompagnant, ce qui est bien le cas je pense :) , demandez de l’aide à d’autres personnes, en toute discrétion pour ne pas nous faire culpabiliser.

 

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